Une Drôme d’histoire

Il était une fois dans une contrée franc-comtoise lointaine une famille de 4 vadrouilleurs qui ne rêvait que d’une chose : changer la brume et le froid ambiant par du soleil brillant.

C’est ainsi que par un début de vacances de la Toussaint bien terne en Franche-Comté, nous choisissons de prendre la route, direction le sud. Une direction imprécise, une vague envie et pour toute destination le bleu du ciel, espérant profiter ainsi du soleil et de la chaleur agréables annoncés par Météo France.

Nous avons donc pris la route un dimanche matin en destination de Montélimar, ce n’est pas trop au sud mais suffisamment tout de même pour avoir de belles journées ensoleillées. Il est vrai que le temps dans nos contrées ne laisse que peu de rayons de soleil à disposition en cette période.

A notre départ à neuf heures, le thermomètre de la voiture indique 2,5°. Au fil du chemin, il augmente progressivement. La petite pause méridienne se fera dans le bois des Couvendières entre Lent et Certines dans l’Ain.

Un bien bel endroit, mais nous n’étions pas seuls sur place. Le lieu semble être un endroit privilégié pour les balades dominicales. Ces grandes lignes droites de forêts toute plates me font penser au bois de Fontainebleau (Sous le soleil en foret).

Nous reprenons la route en direction de notre sud. Sans trop savoir ce que nous allons y faire, avec les enfants, nous avons repéré un ou deux musées à visiter. C’était aussi une des promesses qui a permis de prendre la route, les enfants n’étant pas fans du van quand il fait frais et le chauffage auxiliaire que nous avons acheté n’est pas encore en place.

Aussi, nous voici au Musée Européen de l’Aviation de Chasse (lien en bas de page) de Montélimar, un espace dédié à l’aviation militaire. Si les noms Fouga Magister, Mirage, Caravelle, Super Etendar… ne vous disent pas grand chose c’est le moment d’approfondir vos connaissances :

C’était vraiment une chouette découverte entre « mecs ». Les filles, pendant ce temps, ont profité du bord du Rhône pour une belle balade de 5 km avec SixA.

On reprend la route pour le spot night du soir. Je conduis, Sophie pianote sur le smartphone et nous trouve une petite perle sur les hauteurs à côté de Espeluche. Nous voici au pied des ruines du château de Rochefort en Valdaine.

Un bel endroit où l’on se sent bien, une belle vue et, pour fêter cela ce soir, on sort le sac à feu (comment ça, vous ne connaissez pas ? Allez vite faire un tour sur Au coin du feu ) pour faire des Chamallow fondus au feu de bois.

Le lendemain matin, avec cette envie de soleil, nous décalons légèrement Arno pour être baignés de chaleur durant le petit dej. La grande classe.

La suite de la visite se décide ici, nous retournons à Montélimar pour aller découvrir la fabrique Arnaud Soubeyran, la plus ancienne confiserie de Montélimar et son musée du Nougat. Un lieu très classe et un musée très riche (je vous mets le lien en bas de page). Le parcours du musée suit les ateliers de fabrication de la guimauve, des calissons, du nougat… On y voit aussi les ateliers de découpe, de conditionnement et d’expédition. Avec beaucoup de nostalgie, l’exposition revient aussi sur la folle époque de la Nationale 7 passant par le centre ville de Montélimar.

Pour la suite de la journée nous suivons la rivière La Drôme pour visiter Crest et sa tour de donjon incroyable. Car la tour fait 52 mètres de hauteur. Elle est, avec le donjon de Vincennes, l’une des plus hautes d’Europe.

Une fois au pied de la tour, nous profitons du soleil pour prendre le repas les pieds dans l’herbe avant de poursuivre la balade les pieds dans l’eau… Et elle est froide, la Drôme.

Cerise sur le gâteau, ou plutôt le sorbet, nous dégustons également un très bonne glace maison avant de reprendre la route.

Après une telle journée, ne reste plus qu’à trouver un bel endroit pour passer la nuit. C’est chose faite à quelques encablures du village d’Autichamp. Il s’agit d’un lieu d’accueil du réseau France Passion (lien en fin d’article). C’est un autre type de spot night. Nous n’en raffolons pas en temps habituels (nous préférons être seuls au monde), mais là, le lieu, la vue, la gentillesse de la propriétaire de ce petit coin de paradis ne peuvent que nous inciter à rester.

Là aussi, nous en profiterons pour sortir notre beau sac à feu et cuire une partie de nos aliments. Ce soir, pas de Chamallow, mais des pommes de terre et des châtaignes fraichement cherchées dans la forêt. Le gros avantage de ses soirées aux coin du feu, c’est qu’Emilian met les bouchées doubles pour trouver du bois sec, même si la forêt est un peu lointaine.

Après une belle nuit (un peu fraiche) et un petit dej sous le soleil avec une vue panoramique sur la vallée du Rhône et les contreforts de la forêt de Saou, nous prenons la route pour une journée d’activités rupestres sur les parois de ce synclinal, l’un des plus hauts d’Europe (En géologie, on appelle synclinal (opposé : anticlinal) un pli concave dont le cœur est occupé par les couches géologiques les plus récentes, merci Wiki).

Nous en profiterons pour enchainer calmement des voies en 5b et 5c sur un très beau calcaire et surtout de belles longueurs de corde… jusqu’à 45m de hauteur dans le secteur La Ceyte. Un grand merci à un couple de grimpeurs suisses (de Delemont), qui était sur le parking au pied des voies, de nous avoir prêté un bout de topo.

Le soleil est au rendez vous, la chaleur aussi, nous grimpons en t-shirt un 26 octobre, une utopie habituellement irréelle en Franche Comté.

Le soir venu, nous reprenons la route pour dormir non loin du Rhône. Un chouette lieu entre forêt et culture d’arbres fruitiers, à deux pas du mémorial de la résistance et de la libération de la Drôme, à Mirmande.

Juste a côté du mémorial, la nature, les prairies et les vergers lancent un appel à la photo…

Pendant ce temps là, les jeunes nous préparent un spectacle sur un petit promontoire.

Le chien, lui, en profite pour faire le pitre !

Ce soir là, avec l’aide de notre sac à feu, nous innovons sur la partie culinaire avec des pommes de terre au feu (histoire de changer) et surtout, en dessert, de délicieuses bananes au chocolat fondu, le tout cuit au feu de bois.

Après une nouvelle nuit fraiche, il est à nouveau l’heure de prendre la route en direction de la maison. Sur le chemin du retour, nous visitons la très jolie cité médiévale de Pérouges en Bugey. Nous étions déjà passés à côté plusieurs fois en se disant que c’était certainement un chouette coin. Nous y voici.

La remontée en franche Comté se fera sous des températures presque estivales avec 17° affichés. Personne ne regrettera cette virée dans la Drôme. Avec, une nouvelle fois, de jolis coins de découverte.


Infos utiles

Musée européen de l’aviation de chasse PAR ICI

Musée du nougat de la Maison Soubeyran PAR LA

France Passion C’EST ICI

Le site internet de la commune de Pérouges en Bugey C’EST PAR ICI


En espérant que ces quelques lignes vous aurons plu. Ne pas hésiter à Commenter et à Partager.

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