On s’envoie en l’air !

Depuis un petit moment, Emilian, notre « petit » de 9 ans a une passion : les avions et tout ce qui vole. Durant l’été 2020, pour son anniversaire nous avons eu l’occasion de multiplier les expériences dans ce sens, dans les airs, dans un cockpit ou dans un tube de soufflerie.

Depuis un petit moment, Emilian, notre « petit » de 9 ans a une passion : les avions et tout ce qui vole. Durant l’été 2020, pour son anniversaire nous avons eu l’occasion de multiplier les expériences dans ce sens, dans les airs, dans un cockpit ou dans un tube de soufflerie.

Fligth Simulateur, Heroes of the Pacific, Heroes over Europe… sont autant de jeux vidéo qui accompagnent les temps libres de notre petit aviateur en herbe. S’ajoute a cela une belle quantité d’émissions C’est pas sorcier et de reportages en tout genre sur sur les navettes spatiales, les avions du futur. Une petite dose de livres explicatifs et d’albums de belles images couplée à toute une série d’exposés sous PowerPoint ou d’écrits de livres dignes des plus belles encyclopédies, avec toute la naïveté orthographique de ses 9 ans.

Une passion à temps plein qui, mine de rien, permet de découvrir énormément de choses sur l’aéronautique, la physique, la météorologie, les notions de pilotage… (Aidé, avouons-le, par un papi fou d’aviation et maitre dans le pilotage sur Fligth Simulateur). Avec, ne nous mentons pas, un plaisir inégalable quand il s’agit de bombarder des navires japonais au milieu du Pacifique avec un avion US.

Disposant déjà d’un packetage digne de son héro Mike Horn, il devient de plus en en plus complexe de trouver des idées cadeaux pour son anniversaire ou la période de Noël. Oui, parce que ce que le luxe d’une bataille de boule de neige un 11 août à plus de 2500m d’altitude en Autriche on a déjà fait (ici Les Van’cances 2017), et une journée piscine en Slovénie avec de gros toboggans aussi (ici Toujours plus à l’Est). Du coup, pour l’été 2020, avec les restrictions liées à la situation sanitaire en Europe, pas de voyage hors de France. Ce qui ne nous empêche pas de voyager tout de même en restant dans l’hexagone (à lire ici La Bretagne décousue ).

Aussi, nous avons glissé sous les bougies de cette année presque 4000m de vide. Oui du vide en cadeau ! Mais pas n’importe quel vide. Nous essayerons ensemble la chute ! Ayant une affinité environnementale aigue… le fait de monter dans un avion pour grimper à 4000m et effectuer 2500m de chute « seulement » nous rebutait un peu (et affoler notre tirelire cochon rose aussi). Affinité mise à rude épreuve avec un cadeau inattendu venu de la famille en plus (explication en fin d’article).

Pour la chute libre, nous nous sommes donc tournés vers des souffleries (oui je sais, avec ses deux turbines pour les ventilateurs c’est pas beaucoup mieux… mais des fois…). Ces équipements ne courent pas les rues, il n’y en a pas dans un rayon raisonnable de 150 km autour de la maison, nous profitons d’une halte bretonne en famille pour faire un détour à Rennes.

Nous voici donc en route pour le centre de chute libre Airfly Bretagne à côté de Rennes, le site internet accessible ICI.

Un simulateur de chute libre c’est quoi ? Je ne saurais que vous renvoyer vers la très bonne émission C’est pas sorcier C’est pas sorcier (Oui j’ai un très bon consultant scientifique pour dégoter ce genre de vidéos).

Dans notre cas de figure, Airfly Bretagne propose un tube de chute de près de 6m de haut pour un peu plus de 2m de large. Suffisant pour découvrir et prendre beaucoup de plaisir.

Une fois le RDV pris et la partie financière engagée par internet, nous voici sur place avec un groupe de 8 personnes. Il existe différentes formules pour la chute libre, allant de 1*4000m de chute d’un tenant à 3*6000m. Nous avons choisi la formule dite découverte avec 2*4000m de chute libre chacun. Cela correspond à plusieurs sauts depuis un avion d’un seul coup. Ce qui est déjà plus que suffisant pour découvrir l’activité et laisse même du temps pour se perfectionner entre deux sauts.

Nous avons rendez-vous à 15h00, en partant le matin de Plestin les Grèves le matin même, nous avons un peu de temps pour faire une belle pause non loin du simulateur en pleine campagne assis dans l’herbe entre la Église Saint-Loup du Lou-du-Lac et le petit lac du même nom.

En amont de notre venue, une série d’informations était demandée. De quoi se sentir entre de bonnes mains. Pour les curieux, voici une liste extraite des conditions générales de vente :

  • Il faut vous présenter dix minutes avant l’heure de votre réservation pour suivre le briefing qui est obligatoire ! Si vous ne suivez pas le briefing vous ne pourrez pas voler.
  • Venez avec des chaussures de sport à lacet (sans passant métallique et non montantes) et des vêtements confortables
  • Laissez tous vos objets personnels chez vous ou dans votre véhicule (bijoux, téléphones…)
  • Lisez les contres indications au vol en chute libre (grossesse, hernies discales, luxations d’épaules… merci de lire attentivement et de téléphoner en cas de doute)
  • Il ne faut jamais avoir eu de luxation d’épaule
  • Il faut peser moins de 105kg
  • Consultez nos mesures sanitaires mises en place.
  • Port du masque obligatoire lors de votre arrivée.
  • La consommation d’alcool ou de drogue est interdite avant de voler
  • Pour toute réservation effectuée avec un chèque cadeau, celui-ci doit être présenté à l’accueil sous format papier ou sur téléphone et dans les dates de validité de ce dernier.
  • Certificat médical de moins de 90 jours obligatoire à partir de 60 ans.

Une fois sur place, dernier tour d’horizon des documents administratifs et le fameux briefing. Nous avions déjà un peu regardé de droite et de gauche comment se passait ce genre de choses. Emilian avait aussi suivi sur l’une des nombreuses émissions internet les instructions d’avant vol… nous étions prévenus. Le briefing, c’est sérieux. Après avoir enfilé une combinaison fournie par l’organisme (désinfectée entre chaque utilisation Covid-Oblige) par petit groupe de huit personnes et sous un abri en toile (Covid oblige), nous avons suivi une série d’explications, des notions physiques, la bonne posture, les effets de l’air sur le corps, l’importance des lunettes, les gestes de communications, les bons conseils.

Fort de cette approche, nous prenons le petit escalier qui nous entraine sur la plateforme avec ce gros tube en plexi au milieu. Pas d’autre personnes au-dessus que le groupe de 8 sauteurs, avec le moniteur et un assistant pour le lancement et l’arrêt des moteurs (Covid oblige toujours). Pas de téléphone avec nous là-haut, pas de clé, de portefeuille, de clé à molette ou de réchaud à gaz (ce qui en plus de prendre de la place est parfaitement inutile). Nous n’aurons pas de photos de la chute libre proprement dite, mais tout de même une série de vidéos de nos passages. (c’était en option dans le tarif, nous ne regrettons pas de l’avoir prise).

Nous débutons avec le moniteur, qui nous nargue (dans le bon sens) de ses connaissances et de sa pratique en pointant les choses à ne pas faire. Puis chacun à son tour en compagnie du prof, nous passons dans la soufflerie.

La tête plus haute… les pieds moins raides… le dos plus creux… les mains droites mais pas trop… moins rigide sur le corps… plus rigide sur le corps… La tête haute (eh oui encore) … Durant 40 secondes les conseils fusent. Le moniteur empoigne les combinaisons pour aider à la gestion des mouvements.

A la place d’un long discours… il est parfois bon d’avoir des images. Voici donc une compilation de nos quatre premiers passages.

Premier vol Lilian
Premier vol Sophie
Premier vol Rosanna

Vous remarquez avec quelle aisance nous évoluons dans ce milieu plein de vide. Entre deux personnes, des petits conseils, des astuces. Encadrant sportif et amateurs de moments conviviaux en groupe, nous n’hésitons pas à encourager et applaudir les autres participants à la fin de chaque prestation. Petite parenthèse qui nous a permis d’avoir les félicitations du mono en fin de séance car, parait-il, c’était un moment fort agréable et particulièrement bon esprit selon lui.

Riche de ce premier moment de formation, nous remettons le couvert sur un deuxième passage. Je vous laisse la vidéo pour mieux vous rendre compte de l’évolution technique et de l’appréciation de la beauté du geste bien maitrisé (ou pas).

Second vol Lilian
Second vol Sophie
Second vol Rosanna
Second vol Emilian

Bon il faut se l’avouer, nous ne sommes pas prêts à nous lancer du haut des nuages. Mais nous avons tout de même bien pris du plaisir. C’était une expérience vraiment forte. Pas seulement parce que nous avons vécu quelque chose ensemble tous les quatre, en partant tous de zéro (ou presque) et en évoluant ensemble. Cette sensation de glisser sur l’air. De sentir le vide nous porter comme si vous étiez posé sur votre lit. Voler, sans ailes, ni appareil mécanique, c’est vraiment quelque chose de magique.

Après la série de vols, petit debriefing qui va bien, mise en avant des défauts chroniques, valorisation des beaux gestes et belles mise en pratique des conseils du moniteur. Suivis de conseils pour poursuivre en club que ce soit en soufflerie ou en saut d’avion. Emilian est aux anges, nous aussi.

En prime, nous avons eu un beau diplôme pour cette première série de chutes libres.

Si vous aussi vous voulez tenter l’expérience, prenez RDV avec AIRFLY Bretagne en cliquant ICI ou une autre structure…


Je vous le disais en début de texte, l’aventure ne s’arrête pas là. Durant cet été 2020, histoire aussi de faire une parenthèse dans cette actualité sanitaire, nous avons gâté nos enfants de voyages, de découvertes et de passions, ils sont aussi choyés par la famille. Lors de notre retour de Bretagne, Emilian découvre avec excitation que ses papi et mami lui proposent de découvrir l’intérieur du CESSNA C172 à l’occasion d’un baptême de vol… Avion qu’il pilote sur son simulateur de vol depuis plusieurs mois.

En cette fin août, prenons la route de l’aérodrome de Chaux à côté de Belfort sur le site de l’ABCR (Aéro-Club de Belfort et sa Région), à la rencontre de L’ABVM, l’Association Belfortaine de Vol Moteur. Voici le lien vers leur site internet (ABVM).

A l’heure pour le rendez-vous, nous patientons en compagnie des généreux donateurs de ce cadeau. Papi n’allait pas manquer le premier vol de son petit-fils. En fait, ce n’est pas un mais deux enfants heureux que nous avons avec nous, car tous deux auront le droit de faire cette découverte. La phase de baptême de l’air peut prendre jusqu’à 3 personnes en plus du pilote. En attente devant le bâtiment du club nous voyons le CESSNA blanc du club faire son approche et se poser en douceur devant nous. C’était un autre baptême juste avant nous. Papi voulait cet avion précisément, car il fait partie de la flotte disponible dans le jeu flight simulateur. Cette sortie aérienne pourrait donc être réalisée à loisir devant l’écran à la maison en ayant dans la tête ce beau moment. Manque de chance, le CESSNA est en limite de jauge carburant et il n’est pas possible de faire le plein à cet instant. Le pilote nous propose de passer sur un autre modèle d’avion, le BARON DR400, autre classique des écoles de vol. C’est un élégant appareil blanc et vert qui nous attend. Un petit changement qui va m’obliger à postériori à effectuer un chargement d’avions sur le Simulateur de mon fils, car le DR400 n’est pas dans la liste des engins pilotables sur le jeu. Ce n’est pas grave, il existe une communauté impressionnante de personnes qui créent des avions, voire même qui confectionnent des flottes complètes aux couleurs de compagnies existantes (venez voir par ici lien Simviation).

Petit conseil du pilote sur la façon de monter à bord et de s’installer. Pour pousser le jeu à fond, je demande au pilote si Emilian peut passer à l’avant. Comble de chance, ils sont deux enfants, plus le pilote, il reste une place. C’est pour moi… je fais partie du vol aussi.

Le pilote aligne son avion pour le décollage face aux montagne des Vosges. Il explique à Emilian les diverses manœuvres pour permettre à l’engin de décoller. Cela secoue un peu… Et en quelques dizaines de mètres, nous voilà en lévitation, la poussée du moteur nous fait voler. Si vous voulez en savoir plus sur la dépression causée par le frottement de l’air sur les ailes, qui permet de voler, je ne saurais que vous proposez une très belle émission (lien C’est pas sorcier avion) Oui, encore un conseil de mon référent avionique et aviation.

Une fois l’engin en l’air, le pilote nous demande quelle destination nous ferait plaisir. Nous avons une heure et pas vraiment de notion de distance sous les nuages. Il nous demande donc notre lieu d’habitation et propose de s’y rendre, tout le monde est aux anges. Nous passons au-dessus de la barre de péage de Fontaine, puis grande courbe à droite, Bessoncourt, Andelnans, Héricourt, la ligne TGV… Et voici sous notre aile, notre chez nous.

Attention, nous n’aurons pas été « que » passagers sur ce vol. Emilian a pris les choses en mains et a eu droit à poser les doigts sur le manche de pilotage… et pas uniquement pour la frime.

Après une belle série de photos, il est déjà temps de revenir sur Chaux. Nous passerons par Chalonvillars, Evette Salbert et La Chapelle sous Chaux avant de retrouver la piste de l’aérodrome que nous aborderons par la gauche sur un grand virage au—dessus de chaux avant de nous poser sur l’herbe.

Nous voici de retour devant le local de l’association. Il est temps de dire merci au pilote pour ce merveilleux moment, de remercier Papi et Mami qui sont restés durant l’heure de vol et de nous retrouver autour d’un apéro pour se raconter ce moment incroyable.

Voilà, comment durant cet été 2020, notre grand garçon de 9 ans a, en quelques semaines, découvert les sensations du vol et de la chute libre… Loin de l’exploit de Felix Baumgartner… Quoi ? Vous ne connaissez pas Felix ? Il faut refaire votre culture générale, ce n’est pas possible. Voici un lien ICI (toujours de mon spécialiste en fission nucléaire et vol de navettes spatiales en tout genre) vers la vidéo de l’exploit du moment… la chute libre la plus haute de tous les temps.

Je disais donc loin de l’exploit de Felix, c’est déjà un grand pas dans sa tête qui, j’en suis certain, l’entrainera durant plusieurs nuits sur des nuages que lui seul doit connaitre.


Si vous voulez en savoir plus ou prendre note de bonnes adresses, voici des liens qui vont bien :

AirFly Bretagne parce que ce sont des gens bien et qu’ils s’occupent bien de vous.

ABVM Parce que c’est un petit club qui s’arrache pour faire vivre la passion du vol

La chaine Youtube de C’est pas Sorcier par ce qu’un peu de culture c’est bien

La chaine Youtube de Tu mourras moins bête… parce que mon conseiller en sciences occultes de la vulgarisation scientifique aime bien cela…


En espérant que cet article vous a plu. N’hésitez pas à mettre un « j’aime » un peu plus bas sur la page et à vous abonner pour suivre nos aventures… Enfin quand on pourra de nouveau !!

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